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Le dispositif
national destiné à prévenir et lutter contre les conséquences sanitaires
d’une canicule, dénommé « plan canicule », a été mis à jour en une « version
2006 ». Cette révision prend en compte le retour d’expérience des épisodes de
fortes chaleurs de l’été 2005.
Les
principales nouveautés du dispositif apportent des améliorations et des
simplifications aux procédures d’information, d’alerte et d’organisation des
structures locales.
Le plan 2006,
intègre ainsi :
- la
nécessité – pour la compréhension par le public - d’une meilleure
articulation entre niveaux du plan canicule et de la carte de vigilance
météorologique ;
- la
fusion des niveaux de pré-alerte et d’alerte du plan national canicule
2005 en un niveau unique « mise en garde et actions », s’agissant d’un
seul et même phénomène.
Niveaux du plan
Plus que trois niveaux :
- «
veille saisonnière » du 1er juin au 31 août ; (sans changement)
- «
mise en garde et actions » :
- regroupe
les anciennes phases « pré-alerte & alerte »
- «
mise en garde (canicule et santé) » : individuelle, de l’entourage et
des services
- «
actions » : des services nationaux, déconcentrés et des collectivités
- «
mobilisation maximale » ; (sans changement)
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Dénomination
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Caractéristiques
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Veille
saisonnière
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1er juin – 31
août ; vérification des dispositifs opérationnels ; veille quotidienne de
l’activité sanitaire (inchangé)
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Mise en
garde et actions
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Risque de
canicule prévue ou canicule en cours ; mise en œuvre des actions adaptées au
phénomène et aux informations d’activité sanitaire. (fusion des anciens
niveau 3 d’alerte et 2 de pré-alerte)
Ce niveau peut donc inclure une phase d’anticipation d’un risque de
canicule et une phase de canicule elle-même.
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Mobilisation
maximale
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Canicule
avec impact sanitaire important, étendue sur une grande partie du
territoire et compliquée d’effets collatéraux (délestages ou pannes
électriques, sécheresse,…)
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Décisions
- L’Institut de veille sanitaire réalise une évaluation du risque
météorologique et sanitaire en concertation avec Météo-France. Elle tient
compte des indices biométéorologiques et de critères qualitatifs associés
(intensité, durée et extension géographique attendues du phénomène, facteurs
météorologiques aggravants, pollution atmosphérique, critères sociaux, etc.).
L’Institut de veille sanitaire rédige un message d’alerte « canicule et santé
» qui synthétise les éléments d’analyse et fait une recommandation de
déclenchement de niveaux du plan national canicule, transmise au PC santé et
aux préfets des départements concernés.
- Les préfets décident du déclenchement de leur plan départemental canicule
(niveau, « mise en garde et actions ») et mettent en place les actions
adaptées à la situation et à son évolution.
- Une conférence téléphonique quotidienne a lieu entre le PC santé et les
préfets.
Articulation du plan canicule et des cartes de vigilance
météorologique
- L’évaluation
du risque sanitaire et météorologique est réalisé chaque jour par
l’Institut de veille sanitaire, en concertation avec Météo France. A
l’issue de cette concertation, Météo France publie la carte de vigilance
météorologique. Elle informe le public de ce risque « canicule » à 24
heures. Les départements concernés apparaissent en vigilance jaune,
orange ou rouge « canicule » selon l’intensité du phénomène prévu et
l’évaluation du risque sanitaire associé. Le pictogramme canicule
n’apparaît qu’à partir du niveau orange. La vigilance orange caractérise
un niveau de risque sanitaire et météorologique qui correspond à une
canicule au sens du plan national canicule (niveau de « mise en garde et
d’actions »).
- La carte de vigilance météorologique est destinée à
l’information du public de ce risque «canicule» à l’échéance de 24
heures et identifie les départements concernés. Ces départements
apparaissent en vigilance jaune, orange ou rouge, « canicule » selon
l’intensité du phénomène.
- Le
niveau jaune de la carte de vigilance correspond à un risque météorologique
et sanitaire d’un niveau inférieur à celui du niveau de « mise en garde
et actions » du plan canicule. Il ne justifie pas, a priori et par
lui-même, un déclenchement du « niveau de mise en garde et d’action ».
Les actions à engager relèvent de l’appréciation du préfet de
département.
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